Les différentes options de gestion en assurance vie

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Outre le profil de gestion éventuellement défini avec l’assureur, l’épargnant peut compléter le pilotage de son contrat grâce à différentes options, qui surveillent à sa place l’évolution de ses supports d’investissement.

Arbitrages automatiques ou programmés, ces options permettent notamment de sécuriser les gains acquis (les plus-values), de dynamiser son épargne, ou encore de la rééquilibrer. Présentes dans de nombreux contrats, elles sont généralement facturées au pourcentage du montant arbitré ou à l’ordre, parfois sous forme de majoration des frais de gestion « ordinaires ».

Certains établissements les mettent toutefois à disposition de leurs clients gratuitement. En général, l’épargnant peut les souscrire, puis les suspendre, quand il le souhaite.

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Peut-on rééquilibrer son épargne en fonction des performances de ses fonds?

Le rééquilibrage automatique permet de revenir régulièrement à la répartition des actifs telle que choisie initialement, et ce, quelles que soient les évolutions du marché.

De nombreux contrats à gestion profilée se contentent en effet de proposer une allocation des actifs de l’épargnant prudente, équilibrée ou dynamique - qui est fixée une fois pour toute au départ et qui n’évolue pas dans le temps.

Or, un support qui représente 50 % de l’épargne investie à la souscription peut, au fil du temps et compte tenu de sa valorisation, monter bien au-delà (ou descendre en deçà).

L’option de rééquilibrage : à période fixe

Avec l’option de rééquilibrage, l’épargne est réallouée à période fixe (tous les 6 mois ou tous les ans), en fonction des gains et des pertes générés par les différents supports du contrat, pour toujours coller aux objectifs de l’épargnant et à la répartition décidée au départ.

Cela évite, par exemple, qu’un épargnant au profil équilibré se retrouve au bout de quelques années avec une assurance vie majoritairement investie en supports « actions ».

Si, par exemple, le fonds en actions a plus monté que celui en obligations, et représente plus de 50 % de l’épargne, l’arbitrage se fera de l’un vers l’autre. Et si ce sont les fonds sécurisés qui ont pris de la valeur leurs gains seront réorientés sur un compartiment « actions ».

Bon à savoir : Les options de gestion doivent être utilisées avec discernement car elles sont souvent rigides. Elles peuvent en effet enfermer l’épargnant dans un processus d’arbitrage trop systématique contraire à ses intérêts.

Le rééquilibrage automatique, par exemple, peut l’obliger à réorienter son épargne vers des supports sécurisés, pour respecter son allocation de départ, alors que les valeurs des actions connaissent une croissance durable. La crise financière a certes montré l’intérêt de ces options, mais l’épargnant doit en faire bon usage, faute de quoi il risque de perdre certaines opportunités d’engranger des profits.