Plaque vitrocéramique ou plaque induction : les différences

Plaque vitrocéramique ou plaque induction

A côté des cuisinières au gaz, appréciées des puristes de la cuisson, les plaques vitrocéramiques ou à induction ont largement investi les foyers français. En effet, en 2017, 61% des ménages sont équipées d’une plaque de cuisson, et 56 % d’entre elles sont des plaques à induction. Faciles à nettoyer, existantes à deux ou à quatre foyers, ces plaques de cuisson s’intègrent parfaitement dans une cuisine équipée. Reste la question de choisir entre une plaque vitrocéramique ou une plaque induction : quels sont les avantages et les inconvénients de ces deux éléments ?

Les plaques vitrocéramiques : principe de chauffe

Les plaques vitrocéramiques existent depuis déjà quelques décennies. Elles prennent la forme d’une plaque formée d’un verre noir. En réalité, il existe derrière cette même dénomination deux types de chauffe : la plaque à foyer radiant et la plaque à foyer halogène.

La plaque vitrocéramique à foyer radiant chauffe grâce à l’apport de résistances. Lorsque le courant électrique passe dans ces résistances, celles-ci chauffent et permettent à la plaque d’augmenter en température. Ces plaques transmettent ainsi à la casserole une chaleur diffuse et égale tout au long de la cuisson.

La plaque vitrocéramique à foyer halogène possède, sous la vitre, des lampes halogènes. Lorsque la plaque est allumée, la lampe va produire de la chaleur qui va être transmise à la vitre grâce au principe de l’infrarouge. Contrairement aux plaques à foyer radiant, celle-ci crée très rapidement de la chaleur. Elle favorise la cuisson à “feu vif”, car elle est plus puissante qu’une plaque à foyer radiant.

Certaines plaques proposées dans le commerce allient les deux modes de cuisson, favorisant d’un coté la réalisation de plats mijotés et de l’autre la cuisine plus vive. Les deux types de plaque ont une vitre très résistante aux hautes températures, puisqu’elle supporte jusqu’à 750 degrés.

Les avantages des plaques vitrocéramiques

Les plaques vitrocéramiques ont très largement remplacé les plaques de cuisson avec foyers en fonte, que l’on retrouve encore quelquefois dans des studios ou des appartements et qui gardent l’avantage d’être très peu chers, de l’ordre de quelques dizaines d’euros. Par rapport à ces prédécesseurs, les plaques vitrocéramiques favorisent une chauffe plus rapide, et donc un temps de préparation du repas diminué.

Au niveau du nettoyage, il n’y a pas photos, les plaques vitrocéramiques ont clairement facilité ce travail, puisqu’un seul coup d’éponge suffit à retrouver une plaque propre.

En outre, les plaques vitrocéramiques sont bon marché. Les premiers modèles à deux foyers sont vendus à un prix inférieur à 100 €. Quant aux modèles à trois ou quatre foyers, les prix démarrent aux alentours de 150 €, même si les modèles haut de gamme montent à plus de 400 €. Une grande proportion des références commerciales est composée de plaques à foyer radiants, l’halogène ayant tendance à disparaitre peu à peu.

Enfin, certaines plaques possèdent des systèmes de sécurité pratiques : anti-surchauffe ou anti-débordement des casseroles. Cela évite de rater des plats.

Les inconvénients des plaques vitrocéramiques

Si les plaques vitrocéramiques ont de nombreux avantages, elles possèdent également des inconvénients handicapants. Parmi eux, on peut citer le maintien et la chaleur après la cuisson. En effet, ces plaques demandent en principe 30 minutes pour revenir à une température ambiante. Ainsi, les risques de brûlures, notamment pour les enfants, sont importants.

En outre, le suivi de la cuisson est difficile lorsque l’on débute avec ces plaques. En effet, même si elles sont bien plus efficaces que les plaques à foyer en fonte, baisser la chaleur de la cuisson demandera quelques secondes avant que cette baisse ne se répercute réellement dans le récipient. Maitriser la cuisson est donc quelquefois complexe.

Enfin, troisième inconvénient et non des moindres, la consommation électrique. Si les foyers halogènes sont de moins en moins présents dans le commerce, cela vient du fait que ce système est très énergivore. Les foyers radiants, moins puissants, consomment moins, ce qui n’empêche pas d’être également énergivores. C’est pour ces raisons que l’induction prend bien souvent le pas sur la vitrocéramique.

Les plaques à induction : principe de chauffe

Les plaques à induction sont relativement récentes, puisqu’elles n’ont été développées pour un usage domestique que dans les années 1980. Si elles sont longtemps restées chères, elles se démocratisent fortement depuis une quinzaine d’années, devenant donc le système de cuisson préféré des Français.

Les plaques à induction sont en réalité des plaques vitrocéramiques, car comme ces dernières, elles se présentent sous la forme d’un système de chauffe possédant une vitre noire qui va transmettre la chaleur. Par contre, le principe de création de la chaleur est différent : pour faire simple, celle-ci provient d’un champ magnétique qui est développé par un inducteur présent sous la vitre, lorsqu’il est parcouru par un courant électrique.

Comme pour les plaques vitrocéramiques, les plaques à induction se présentent quasi exclusivement sous la forme de modèles encastrables, même si certains modèles portatifs existent.

Les avantages des plaques à induction

Les plaques à induction permettent des modifications de température avec des temps de réactivité très faible. Ainsi, si la température est trop haute, faisant brûler les aliments, celle-ci va diminuer en temps réel, dès que l’on va modifier le programme. Il y a très peu de risque de faire brûler un plat.

Les plaques montent en température en début de cuisson très rapidement. Ce temps peut d’ailleurs être raccourci lorsque la plaque possède une fonction de boost. Ainsi, deux à trois minutes suffisent pour avoir une casserole d’eau bouillante.

Ces deux derniers avantages proviennent du fonctionnement même des plaques à induction, qui ont une efficacité et un rendement très appréciables. Cela s’explique par le principe de l’induction : la plaque ne chauffe pas véritablement, la chaleur va aller directement au fond de la casserole, ce qui évite une dispersion de la chaleur. On estime en effet que 90 % de la chaleur produite ira directement dans la casserole ou la poêle : dans les systèmes au gaz ou vitrocéramiques classiques, il y a davantage de déperdition de chaleur. De fait, la plaque à induction est plutôt économe en électricité, car elle ne consomme que ce dont elle a besoin pour créer la chaleur.

Un grand avantage de l’induction est la sécurité. La surface de cuisson monte très peu en température et se refroidit rapidement après la cuisson. Les risques de brûlure sont moins importants. De plus, lors de la chauffe, seule la partie supportant le récipient va chauffer.

Enfin, comme pour les plaques vitrocéramiques, le nettoyage est aisé et rapide. En outre, certaines fonctionnalités, comme l’indicateur de chaleur, la sécurité enfant, l’anti-surchauffe ou la fonction minuteur, facilitent grandement la cuisson.

Les inconvénients des plaques à induction

Au niveau des inconvénients des plaques à induction, celui qui revient régulièrement est la nécessité d’acheter des casseroles et poêles compatibles avec l’induction. En effet, ces récipients doivent permettre l’induction, les plus efficaces étant ceux qui possèdent un fonds épais. Effectivement, cela demande un investissement supplémentaire, même si le coût de ces récipients tend à baisser, avec des modèles d’entrée de gamme de plus en plus performants.

Il est vrai que l’achat de plaque à induction est plus cher que l’achat de plaques vitrocéramiques. Mais ce prix a réellement baissé continuellement depuis une dizaine d’année. Il est désormais possible de trouver une plaque à deux foyers pour 130 € et une plaque à trois ou quatre foyers pour 200 à 300 €. Les modèles haut de gamme peuvent néanmoins coûter plusieurs milliers d’euros.

Ainsi, entre l’induction et la vitrocéramique, il n’y a pas photo ! Si la vitrocéramique a encore l’avantage d’être plus abordable, l’induction facilite la cuisson et s’imposera peu à peu dans les foyers.

Plaque vitrocéramique ou plaque induction : les différences
5 (100%) 23 votes