Brest, France… Une magnifique ville portuaire du Finistère

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Brest, ville portuaire, département du Finistère, Bretagne, région Bretagne, sur deux collines séparées par la rivière Penfeld. Sa magnifique rade de Brest, longue de 23 km, est protégée de la mer par la presqu’île de Quélern et le passage du Goulet (environ 1,5-3 km de large) mène à l’eau libre.

Brest

Brest a été cédée vers 1240 par le comte Hervé V de Léon à Jean Ier, duc de Bretagne. Les Anglais l’occupèrent de 1342 jusqu’en 1397. Par mariage, elle passa (1491) de la Bretagne à la couronne de France. Le cardinal de Richelieu décide en 1631 d’en faire une importante base navale. Il a été amélioré par Jean-Baptiste Colbert et fortifié par Sébastien Le Prestre de Vauban. Le premier a institué l’Inscription Maritime, toujours en activité, qui a fait entrer les pêcheurs bretons (18-48 ans) dans la Réserve Navale. En échange de cette obligation, l’inscription leur offre la sécurité familiale à vie. Brest est le siège de l’Académie navale française depuis 1830.

Brest a été le point de débarquement des troupes américaines pendant la Première Guerre mondiale. Par la suite, son importance en tant que port naval et transatlantique de passagers a augmenté. Les Allemands, qui l’occupèrent en juin 1940, construisirent des enclos sous-marins en béton et utilisèrent le port comme base contre les navires alliés. La ville, presque entièrement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, a été reconstruite, son port restauré et rééquipé. Le port naval, derrière le brise-lames de Lanion, est en partie creusé dans la roche, et certaines installations se trouvent dans des grottes profondes dans les falaises. Le port de commerce, qui dispose de grandes installations d’armement, est séparé de la ville par le Cours Dajot, une excellente promenade construite sur les anciens remparts en 1769 par des condamnés des fameuses prisons de Brest (fermée au XIXe siècle lorsque l’île du Diable et la colonie pénitentiaire de Guyane française ont été établies). Elle est, avec Toulon, l’une des deux bases majeures de la marine française.

Dans les années 1960, trois zones industrielles ont été créées pour compenser le déclin de la construction navale. La métallurgie, associée à la construction et à la réparation navales, est importante ; les industries planifiées et diversifiées comprennent la mécanique de précision, l’embouteillage de gaz et la fabrication d’équipement électronique, d’engrais, de produits chimiques et de papier.