Peut-on guérir d’une maladie auto-immune ?

Guerir Maladie Auto Immune

Environ 5 millions de Français sont atteints d’une maladie auto-immune. Sous ce terme, se cachent en réalité près de 80 pathologies très différentes (psoriasis, diabète, maladie de Crohn, sclérose en plaque...). Ces maladies se caractérisent toutes par un dysfonctionnement du système immunitaire.

Si la recherche continue d’avancer, existe-t-il pour autant un traitement afin de guérir d’une maladie auto-immune ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce type de pathologie (facteurs favorisants, traitement pour calmer les symptômes…).

Qu’est-ce qu’une maladie auto-immune ?

Les maladies auto-immunes touchent environ 5 millions de Français. Mais à quoi les reconnait-on ? La particularité de ce type de maladie, c’est de résulter d’un dysfonctionnement du système immunitaire. En réponse à une agression extérieure (virus, bactérie…), le système immunitaire attaque l’organisme au lieu d’agir comme un bouclier en le protégeant.

Aujourd’hui, la recherche avance pour essayer de comprendre le mécanisme des maladies auto-immunes et leurs facteurs favorisants. Si actuellement, on ne guérit pas de ce genre de pathologie, en revanche, il existe des traitements pour apaiser certains symptômes.

Voici des exemples de maladies auto-immunes : psoriasis, maladie de Crohn, vitiligo, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, diabète de type 1, lupus… Toutes ces pathologies très différentes ont en commun de correspondre à des maladies chroniques déclenchées par la perte de tolérance immunologique de l’organisme face à ses propres constituants.

Peut-on attraper une maladie auto-immune ?

Une maladie auto-immune n’est pas contagieuse et ne s’attrape donc pas comme s’il s’agissait de la grippe ou d’un autre virus.

En effet, ce genre de pathologie résulte d’un dysfonctionnement du système immunitaire. Celui-ci attaque les constituants normaux de l’organisme au lieu de les protéger en cas de virus, bactérie… Par exemple, une bactérie présente dans la flore intestinale peut sortir de l’intestin pour activer le système immunitaire dans d’autres organes. Et ainsi, déclencher une maladie auto-immune.

On n’attrape donc pas une sclérose en plaque ou un psoriasis, par exemple, en côtoyant une personne atteinte de ces maladies. Il s’agit d’une pathologie présente à l’intérieur de soi, d’où son appellation.

Comment savoir si on a une maladie auto-immune ?

La première chose à faire consiste en une exploration afin d’établir le diagnostic des organes atteints.

Ensuite, une prise de sang permet de rechercher une inflammation. Elle oriente également vers la sévérité des atteintes et permet d’explorer le bilan immunologique, avec recherche des auto-anticorps.

Enfin, les complications possibles sont systématiquement recherchées.

Peut-on guérir d’une maladie auto-immune ?

Malheureusement, aujourd’hui, il n’existe aucun traitement ou remède pour guérir d’une maladie auto-immune comme la sclérose en plaque, le lupus, la maladie de Crohn, le diabète de type 1, etc.

Il s’agit de maladies complexes face auxquelles les chercheurs tentent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’objectif consiste alors à contrôler le système immunitaire sans qu’il risque de baisser la garde vis-à-vis des agents pathogènes.

Cependant, les chercheurs ont mis au point des moyens de calmer la souffrance des patients. Pour apaiser la douleur des personnes atteintes d’une maladie auto-immune, il existe des traitements pour calmer certains symptômes. Ces remèdes permettent de réduire, voire de supprimer totalement les symptômes provoqués par la maladie. Il s’agit alors de traitement à prendre à vie.

Qui peut être concerné par la maladie auto-immune ?

Aujourd’hui, on estime que 5 à 8 % de la population mondiale est touchée par une maladie auto-immune. Cela ne représente pas moins de 5 millions de personnes en France.

Par ailleurs, le nombre de maladies auto-immunes est en pleine croissance depuis les années 1970. Actuellement, on en recense environ 80. Et malheureusement, la liste tend à s’allonger au fil des années.

Sexe : homme ou femme ?

Certaines maladies auto-immunes sont plus fréquemment observées chez les hommes que les femmes. Parmi elles, le diabète de type 1.

Cependant, on constate que 80 % des personnes atteintes d’une maladie auto-immune sont de sexe féminin. Cela est du en partie au facteur endogène qui favorise la survenue de la maladie chez les femmes. En effet, les hormones féminines jouent un rôle important dans l’apparition des pathologies dites auto-immunes.

Age de survenue de la maladie

En ce qui concerne le critère de l’âge, on peut dire qu’il reste très variable. Pour un certain nombre de maladies auto-immunes, l’âge auquel survient la pathologie a diminué au cours des dernières décennies. Ainsi, le diabète de type 1 n’est plus seulement fréquent chez l’adolescent et le jeune adulte. Désormais, il n’est pas rare de le diagnostiquer chez le jeune enfant.

Les facteurs qui favorisent l’apparition d’une maladie auto-immune

La plupart du temps, les maladies auto-immunes sont multifactorielles. Cela est donc difficile d’en déterminer l’origine exacte tant elle peut résulter de nombreux facteurs.

Facteurs génétiques

La majorité des maladies auto-immunes est considérée comme dépendante d’une susceptibilité génétique. Cela signifie que leur développement est favorisé par une ou plusieurs particularités génétiques.

On remarque ce fait principalement chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, de diabète de type 1 ou de maladie cœliaque.

Origine monogénique

L’origine monogénique concerne quelques rares maladies auto-immunes. Dans ce cas, la mutation d’un seul gène est responsable de la pathologique, laquelle prend une forme sévère.

Facteurs endogènes

Il faut aussi prendre en compte l’influence des hormones féminines dans l’apparition d’une maladie auto-immune. Cela explique en partie pourquoi les femmes sont plus souvent affectées par ces maladies auto-immunes que les hommes. Effectivement, 80 % des patients sont de sexe féminin.

Inflammation chronique

L’inflammation chronique joue aussi un rôle de facteur favorisant dans la survenue d’une maladie auto-immune.

Microbiote intestinale

Les études menées par les chercheurs ont permis de découvrir qu’il existe également une association entre le microbiote intestinal et la survenue d’une maladie auto-immune. Le microbiote intestinal se situe à l’interface entre le système immunitaire et l’environnement.

Facteur exogène et environnemental

L’exposition à certains composants et pathogènes peuvent être associée au risque de maladies auto-immunes. Par exemple, le tabagisme actif ou ancien est surreprésenté parmi les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde, de sclérose en plaques, de dysthyroïdie auto-immune.

D’autre part, certains polluants environnementaux, les ultraviolets, le stress ou encore la nutrition sont également suspectés d’avoir une importance dans l’apparition de ce type de pathologie. Cependant, leur rôle reste encore à démontrer par les études.