Acheter une voiture en Angleterre

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Note de la rédaction : article mis à jour après le Brexit. Le Royaume-Uni étant devenu un pays tiers, les démarches et la fiscalité d'importation ont profondément changé ; les informations ci-dessous tiennent compte de la réglementation en vigueur.

Le marché britannique de l'occasion reste vaste et bien fourni, et certains modèles y restent moins chers qu'en France. Mais depuis la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, importer une voiture anglaise n'est plus une simple formalité intracommunautaire. Voici les démarches à suivre et les coûts réels à anticiper.

Trouver une voiture d'occasion au Royaume-Uni

Avant tout déplacement, parcourez les plateformes de vente britanniques. Sur ebay.uk, les annonces fonctionnent principalement aux enchères, mais certains vendeurs proposent des prix fixes. Le site autotrader.uk est, lui, largement utilisé par les vendeurs professionnels.

Sur place, inspectez attentivement le véhicule : absence de rouille, état des pneus, cohérence du kilométrage avec l'historique. Vous pouvez consulter le suivi des contrôles techniques britanniques (MOT) sur le service officiel du gouvernement, afin de repérer un passé douteux. Gardez aussi à l'esprit qu'un véhicule anglais est à conduite à droite, ce qui complique la revente en France et impose un réglage des phares pour le contrôle technique.

Régler et rapatrier le véhicule

Pour un véhicule de faible valeur, le paiement en espèces reste possible, en tenant compte du change entre euros et livres sterling. Chez un vendeur professionnel équipé d'un terminal, la carte bancaire est envisageable, sous réserve de vérifier votre plafond. Pour les montants élevés, privilégiez le virement, plus sûr et traçable.

Côté logistique, et contrairement à l'Allemagne, le Royaume-Uni n'impose pas d'immatriculation temporaire : vous pouvez ramener la voiture par la route avec ses plaques d'origine. Pour franchir la Manche, le ferry reste l'option la plus économique, le train la plus rapide. Si vous n'êtes pas certain de conclure l'achat, ne réservez pas de billet retour pour le véhicule à l'avance ; cela se fait sans difficulté sur place.

Les taxes à l'importation depuis le Brexit

C'est le point qui a le plus changé. Depuis 2021, le Royaume-Uni est un pays tiers : une voiture qui en provient ne relève plus du régime intracommunautaire. Le quitus fiscal, réservé aux achats dans un autre État de l'Union, ne s'applique donc plus. Le document à obtenir est le certificat de dédouanement 846A, délivré par la douane française après paiement des taxes.

Concrètement, l'importation est soumise à la TVA française de 20 %, calculée sur la valeur du véhicule. S'y ajoutent 10 % de droits de douane, sauf si l'origine britannique du véhicule est prouvée par la facture : dans ce cas, l'accord de commerce et de coopération entre l'Union européenne et le Royaume-Uni (TCA) ramène ces droits à 0 %, la TVA restant due. Au total, la facture fiscale peut atteindre environ 30 % du prix d'achat, hors frais de transport et de dédouanement.

Deux régimes particuliers existent. Les véhicules de collection, généralement âgés de plus de trente ans et dans leur configuration d'origine, bénéficient d'une TVA réduite à 5,5 % et d'une exonération de droits de douane. Par ailleurs, si vous transférez votre résidence en France et possédez le véhicule depuis au moins six mois, vous pouvez être exonéré de droits et de TVA dans le cadre du déménagement. Enfin, anticipez le malus écologique, dû selon les émissions de CO2 et susceptible d'alourdir sensiblement le budget.

Immatriculer et assurer le véhicule en France

L'immatriculation ne se fait plus en préfecture mais en ligne, sur le site de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Vous disposez d'un mois pour obtenir un certificat d'immatriculation français, qui remplacera la carte grise anglaise (V5C).

Les justificatifs à fournir sont :

  • la facture d'achat et la carte grise britannique (V5C) ;
  • le certificat de dédouanement 846A, prouvant le paiement de la TVA et des droits de douane ;
  • le certificat de conformité européen (COC), à demander au constructeur ;
  • un contrôle technique français de moins de six mois pour les véhicules de plus de quatre ans.

Attention : le contrôle technique britannique (MOT) n'est plus reconnu en France ; un contrôle technique réalisé sur le sol français est obligatoire, même si le MOT date de moins de six mois. Côté assurance, la procédure reste la même qu'avec un véhicule français, mais certains assureurs se montrent réticents face aux plaques anglaises. Le véhicule doit être assuré dès son arrivée ; quelques compagnies acceptent toutefois des délais le temps des démarches.

Acheter une voiture d'occasion sans passer la frontière

Si la perspective des démarches douanières vous rebute, l'achat dans un pays resté membre de l'Union peut s'avérer plus simple. Des plateformes comme reezocar.com proposent un large choix de modèles d'occasion en France et chez nos voisins européens (Allemagne, Espagne, Portugal, Belgique), avec des véhicules vérifiés par un réseau de spécialistes et une livraison à domicile possible. Pour un achat intracommunautaire, c'est le quitus fiscal, et non le certificat 846A, qui s'applique.

Questions fréquentes

Le quitus fiscal suffit-il pour une voiture anglaise ?

Non. Depuis le Brexit, le quitus fiscal ne concerne que les véhicules achetés dans un autre pays de l'Union. Pour une voiture venue du Royaume-Uni, le document requis est le certificat de dédouanement 846A, délivré par la douane après paiement de la TVA et des éventuels droits de douane.

Quel est le coût total des taxes à l'importation ?

Comptez 20 % de TVA, auxquels s'ajoutent 10 % de droits de douane, sauf si l'origine britannique du véhicule est prouvée par la facture, auquel cas ces droits tombent à 0 %. La charge fiscale peut donc atteindre environ 30 % de la valeur du véhicule, hors frais de transport et de dédouanement.

Le contrôle technique anglais (MOT) est-il valable en France ?

Non. Le MOT britannique n'est plus reconnu depuis le Brexit. Un contrôle technique français de moins de six mois est exigé pour les véhicules de plus de quatre ans avant l'immatriculation.

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