L’assurance habitation va-t-elle devenir plus chère si l’on habite dans des zones à risque ?

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Le saviez-vous ? Un Français sur quatre est potentiellement exposé aux inondations, qui sont actuellement considérées comme le principal risque majeur national. Un chiffre en constante augmentation, et qui est amené à croitre les prochaines années.

Devant la multiplication des catastrophes naturelles, les assureurs prennent leurs précautions et tendent à augmenter la part liée aux ravages créés par la nature.

La tendance tend donc vers une assurance habitation qui sera nettement impactée par la zone où est située la maison.

Qu’est ce qu’une zone à risque ?

 Votre lieu d’habitation détermine-t-il si vous allez pouvoir souscrire à une assurance habitation pas cher ?

Il faut tout d’abord savoir qu’une zone à risque est définie par des critères bien définis, fixés par la loi a loi n° 95-101 du 2 février 1995, dite loi « Barnier », relative au renforcement de la protection de l'environnement.

La loi Barnier établit une typologie en fonction des risques naturels à envisager sur la zone ; cette typologie est établie selon des pourcentages d’accidents naturels survenus les dernières années, et selon des critères objectifs

Les zones sont réparties en quatre catégories, classées comme suit :

  • Zone blanche : zone sans risque naturel notable, les constructions sont autorisées sans que le propriétaire ait besoin d’une autorisation de la commune
  • Zone bleue : zone à risque modéré, qui peut potentiellement être exposée aux risques naturels : le propriétaire peut construire dans cette zone, sous réserve d’une autorisation de la commune.
  • Zone rouge : zone très susceptible d’être confrontée aux risques naturels : il est strictement interdit d’y construire une habitation. Tout bâtiment construit après la décision de placer la zone en zone rouge est bati d’une façon illégale. Quand aux maisons qui ont été construites avant le classement, il appartient à la commune de décider de racheter les habitations qui y ont été construites, afin de les détruire … ou de ne pas le faire, à ses risques et périls.
  • Zone soumise aux cambriolages : cette quatrième catégorie, basée sur les statistiques de cambriolages de la zone, concerne les zones touristiques ou mal famées.

Du fait de la multiplication des catastrophes naturelles en France, la partie «risques naturels » prend une part de plus en plus importante dans les contrats d’habitation : les assurances, qui provisionnent actuellement 16% du montant de leur contrat pour couvrir les risques naturels, vont être probablement amenés dans les années qui viennent à passer cette part à 25%.

Quel impact sur mon contrat d’assurance habitation ?

Pour savoir si la zone dans laquelle vous habitez est considérée comme zone à risque, votre commune peut vous fournir un PPRN, c’est-à-dire un plan de prévision des risques naturels prévisibles.

Vous pouvez également consulter le portail du Ministère de l’Ecologie,  Géorisque, qui vous indiquera la typologie de votre zone sur simple indication de votre adresse.

Les assureurs comme la Maaf proposent en quelques clics de réaliser un devis ; en répondant à quelques questions simples, vous pourrez voir facilement, de façon très claire, l’impact de votre zone sur le montant de votre assurance habitation.

Quoi qu’il en soit, bien évidemment, le montant de votre assurance habitation peut être amené à considérablement évoluer si votre zone est considérée comme zone à risque.

Il est même possible dans certains cas extrêmes que votre assureur refuse de vous assurer.

Dans ce cas, un recours s’offre à vous :  Vous pouvez contacter le Bureau Central des Tarifications (BTC) qui recherchera un assureur pour vous et lui imposera votre dossier.

Si vous habitez en zone à risque et que votre assureur accepte néanmoins de vous assurer, prévoyez une assurance habitation avec une prime très élevée, car votre assureur voudra se couvrir au maximum en cas d’accident.

Vous avez néanmoins la possibilité de négocier en proposant à votre assureur de payer une franchise plus élevée, et parier sur le fait que votre habitation ne sera pas soumise aux accidents climatiques.

Vous pouvez également mettre en avant les investissements que vous avez réalisés pour contrer les accidents naturels ou les cambriolages ; barreaux aux fenêtres, travaux de rebouchages des voies d’eau si vous êtes en zone inondable … ces travaux peuvent être pris en compte par votre assureur et constituer des éléments de négociation non négligeables pour votre prime d’assurance habitation.